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Installations de chauffage / ECS dans l'onglet DPE


PrincipeInstallationDPE.png

Le bâtiment est composé de deux classes : l’enveloppe et les installations. Chaque bâtiment ne peut avoir qu’une seule enveloppe, mais N installations. Chaque installation est composée de plusieurs générateurs dont le nombre est défini par le type d’installation (à définir parmi la liste déroulante) et de plusieurs émetteurs.





1 Les différents types d'installations

Plusieurs cas de figure des installations de chauffage et/ou ECS peuvent être saisis :


  • Installation « classique » comprenant un ou plusieurs émetteurs pour un ou deux générateurs (installation centralisée avec plusieurs émetteurs de types différents) : la part traitée par chaque émetteur doit être répartie à la surface habitable :
    • Par exemple, pour un générateur alimentant un plancher chauffant au rez-de-chaussée et des radiateurs en étage d’une habitation, il faut considérer une installation avec deux émetteurs et éventuellement deux régulations et distributions :
      • Surface chauffée par l’émission 1 : Sh1 (m2) ; Surface chauffée par l’émission 2 : Sh2 (m2) ; avec Sh = Sh1 + Sh2.
    • Une production de chauffage solaire peut être ajoutée, avec un facteur de couverture solaire (Fch) connu ou non, uniquement en maison individuelle.
    • Un deuxième générateur "d'appoint" peut être ajouté avec ou sans priorité par rapport au premier
  • Installation de chauffage avec insert ou poêle bois en appoint :
    • Insert ou poêle en appoint dans le logement en plus d’un système principal chauffant tout le logement. Cela signifie que le chauffage principal peut assurer 100 % du besoin mais qu’il y a un poêle ou un insert à la place du système principal qui est de temps en temps utilisé dans l’habitation (en mi-saison par exemple).
      • L’émetteur de base dans ce cas est celui associé au chauffage principal. Il peut être associé à une installation centralisée (planchers chauffants, radiateurs, bouches de soufflage…) ou à une installation divisée (effet joules, radiateurs gaz…). L’émetteur traité en appoint est le poêle bois ou l’insert ;
      • Le poêle bois ou l’insert peuvent être traités en émetteur de base dans les situations où ce sont les seuls équipements de chauffage du local.
    • Une production de chauffage solaire peut être ajoutée, avec un facteur de couverture solaire (Fch) connu ou non, uniquement en maison individuelle.
  • Installation de chauffage par insert, poêle bois (ou biomasse) avec un chauffage électrique dans la salle de bains :
    • Configuration valable uniquement pour les maisons individuelles ;
    • Tout le bâtiment est chauffé par un poêle bois. Seule la salle de bains est chauffée par un système électrique ;
    • L’émetteur poêle bois ou insert est traité ici comme un émetteur de base. Le chauffage électrique dans la salle de bain est saisi comme un émetteur de SDB. En présence de plusieurs salles de bain avec un chauffage électrique différent, la part de la consommation apportée par l’appoint est répartie entre les deux équipements par un prorata de surface habitable.
  • Installation de chauffage avec en appoint un insert ou poêle bois et un chauffage électrique dans la salle de bains (différent du chauffage principal) :
    • Configuration valable uniquement pour les maisons individuelles ;
    • Insert ou poêle en appoint dans le logement en plus d’un système principal qui chauffe presque tout le logement. La salle de bains est chauffée uniquement par un équipement électrique ;
    • L’émetteur de base dans ce cas est celui associé au chauffage principal. Il peut être associé à une installation centralisée (planchers chauffants, radiateurs, bouches de soufflage…) ou à une installation divisée (effet joules, radiateurs gaz…). L’émetteur traité en appoint est le poêle bois ou l’insert. Le chauffage électrique dans la salle de bain est saisi comme un émetteur de salle de bain ;
    • En présence de plusieurs salles de bain avec un chauffage électrique différent, la part de la consommation apportée par l’appoint est répartie entre les équipements par un prorata de surface habitable.
  • Installation de chauffage avec chaudière en relève de PAC avec insert ou poêle bois en appoint :
    • PAC assurant principalement le chauffage sauf par temps de grand froid où la PAC s’arrête pour laisser le relais à la chaudière. Dans le bâtiment, il y a un poêle bois ou un insert qui est utilisé de temps en temps en remplacement du système principal ;
    • Dans cette configuration, les générateurs sont multiples et couplés, les émetteurs sont de base et peuvent aussi être multiples ;
    • L’émetteur traité en appoint est le poêle bois ou l’insert.
  • Installation de chauffage collectif avec base + appoint :
    • La base fonctionne seule tant que la température extérieure est supérieure à une température de dimensionnement T(°C) calculée en fonction de la puissance du générateur de base, des degré heures de base 14 sur la saison chauffe et des besoins du bâtiment.
    • Un deuxième générateur "d'appoint" peut être ajouté avec ou sans priorité
  • Convecteur bi-jonction :
    • La base et l’appoint sont assurés par un même convecteur disposant d’un circuit collectif alimentant la base et un circuit individuel pour l’appoint.

1.1 Installation ECS

Si l'installation ECS n'est pas intégrée à l'installation de chauffage, elle est à ajouter en créant une installation supplémentaire "Installation uniquement ECS".

Plusieurs informations sont à définir :

  • Nombre de niveaux desservis
  • Pièces contigües : deux pièces sont contigües lorsqu'elle ont une paroi mitoyenne (verticale ou horizontale). Il s'agit donc de dire si les pièces alimentées en ECS (salles de bains et cuisines) sont toutes mitoyennes les unes des autres ou non.
  • Production solaire : La production solaire est prise en compte via un facteur de couverture solaire Fecs qui varie selon l'âge des panneaux, la zone climatique et la typologie du bâtiment.
  • Type de générateur ECS : on précise ici le système présent, parmi 5 types différents. Selon les propositions, l'année ou le type de combustible est à preciser.


Les besoins journaliers moyens par personne (adulte équivalent) sur une année sont en moyenne de 56 ± 23 litres à

40°C. Le scénario d’utilisation conventionnel du DPE s’appuie sur un comportement conventionnel, qui correspond à une consommation de 56 l/j.pers d’eau chaude à 40°C, contre 79 l/j.pers pour un comportement dépensier. Cela correspond environ à une variation du besoin de + 40% entre le profil conventionnel de consommation et le profil dépensier.

On considère conventionnellement que le logement est inoccupé 7 jours par an (du 24 au 30 décembre inclus).


2 Créer une installation

Dans l’onglet ModuleDPE.png, clic-droit sur Sitemeteo - icoprojet.pngProjet puis « ajouter une installation ». Renseigner le type d'installation. Ces types sont définis par l’arrêté et se retrouvent dans la liste déroulante correspondante. (détails au chapitre XII-02-A du guide du diagnostiqueur).

  • Un réseau d’ECS ne peut pas être tracé et bouclé à la fois.
  • Lorsque vous renseignez un second générateur, le réseau d’émetteurs est associé au générateur principal. Vous ne pourrez pas renseigner une surface différente.
  • Bien renseigner le nombre de niveau, qui intervient sur la calcul des pertes des auxiliaires de distributions. Ce nombre de niveau intervient uniquement si vous avez une seule génération alimentant les différents niveaux.


2.1 Cas de plusieurs installations dans un immeuble

Dans le cas du DPE d'un immeuble géré de manière homogène et comportant différents types d'installations de chauffage et/ou ECS, il est nécessaire de créer autant d'installations différentes dans Pleiades.

Dans le cas ou les installations seraient identiques sur des logements de surface identique, il est possible de "regrouper" plusieurs appartements en renseignant un nombre d'installations similaires. De cette manière, la surface desservie par cette installation sera égale à la surface indiquée, multipliée par le nombre saisi.


3 Complément d’information selon certaines installations

3.1 Équipement d'intermittence

Le facteur d’intermittence traduit les baisses temporaires de température, réalisées pour différentes raisons, absence, ralenti de nuit et éventuellement de façon inégale dans les pièces. Il est égal au rapport entre les besoins réels, compte tenu d'un comportement moyen des occupants, et les besoins théoriques.

  • En immeuble collectif, le chauffage mixte, c'est-à-dire dont une partie est facturée collectivement et une autre individuellement, est traité au niveau de l’intermittence comme un système collectif avec comptage individuel.
  • Seule l’intermittence de l’appoint est prise en compte sur les installations base + appoint. Une régulation zonale peut être considérée comme une régulation pièce par pièce.
  • Un plancher chauffant avec une régulation zone jour/zone nuit peut être associée à une régulation pièce par pièce.
  • Un poêle sera modélisé comme un radiateur/convecteur pour la détermination de l’intermittence.
  • Un système de chauffage central comporte un générateur central, individuel ou collectif, et une distribution par fluide chauffant : air ou eau.
  • Un système de chauffage divisé est un système pour lequel la génération et l’émission sont confondues. C’est le cas des convecteurs électriques, planchers chauffants électriques, …

3.2 Réseau de chaleur

Pour renseigner un réseau de chaleur, cliquer sur l’icône des IconeReseauUrb.png réseaux et sélectionner celui qui correspond. S’il n’est pas référencé, choisir « Réseau de chaleur non répertorié ou inconnu ».

ReseauChaleurDPE.png
Pour un groupe d’immeubles alimenté par une installation collective unique, l’installation de chauffage est traitée comme un réseau de chaleur local. Les émissions de gaz à effet de serre seront calculées à partir des énergies consommées réellement par les générateurs.


Dans Pléiades, il faut donc choisir comme type de chauffage « Réseau de chaleur » puis définir quel type est présent (chaudière bois multi-bâtiment, etc). Renseigner ensuite, selon les justificatifs, le contenu CO2 de celui-ci.

3.3 Chaudière à combustion

On retrouve différents paramètres à définir sur les chaudières à combustion, tel que :

  • Présence d'un ventouse : influence sur les pertes par paroi de la chaudière
  • Ventilateur côté combustion : détermine les valeurs par défaut des rendements de l'équipement
  • Veilleuse : prend en compte ou non la présence d'une veilleuse
  • Présence d'une régulation : détermine les pertes de fonctionnement de la chaudière
  • Chaudière murale : influence sur la puissance par défaut de la chaudière


Rendements de chaudière : pour les chaudières à combustion, les rendements du générateur ne peuvent être partiellement saisis. Soit les 4 valeurs sont connues (Rpn, Rpint, Qp0 et Pveil) soit laisser par défaut.
  • Rpn et Rpint : respectivement les rendements à pleine charge et à charge intermédiaire
  • Qp0 : pertes à l'arrêt
  • P veille : puissance de veilleuse

Les coefficients de conversion utilisés dans la méthode sont le suivants :

Electricité Gaz naturel GPL Fioul Bois RCU Charbon
Coefficient k (PCS/PCI) 1 1.11 1.09 1.07 1.08 1 1.04

4 Cas d’un DPE à l’appartement

Partie en cours de rédaction

4.1 Traitement des usages collectifs

Selon l’arrêté §17.2.1.1 :

En présence d’une installation de production collective de chauffage et d’ECS, si aucune information n’est communiquée sur les équipements collectifs, un calcul par défaut se fera avec une chaudière atmosphérique mixte standard datant de la construction du bâtiment. L’énergie utilisée par le système sera du fioul. Le réseau de distribution sera non isolé pour le chauffage et l’ECS. Le réseau de distribution d’ECS sera bouclé. Pour les bâtiments construits avant 2003 les chaudières auront une veilleuse. Un ballon de stockage de 50L par logement sera pris.


Pour des systèmes de chauffage ECS et ventilation collectifs, il faut renseigner les informations (puissance, volume de ballon etc) de la génération. Le calcul au prorata de l'appartement sera automatiquement calculé par la suite.